Logo Flavie

Répéter
Pour que la technicité
Devienne

de la beauté.
Répéter
Pour que l’intensité
Permanente
Apparaisse comme la banalité.
Répéter comme des magiciens
Pour faire croire
Que le génie

Le bonheur
Peut arriver sans effort un matin.

Il voit
Ces visages souriants

Et la coupe.
Il voit
Ces millions
De gens

Triomphant
Au milieu de la route.
Et il espère
Que demain

Quand l’ordinaire
Reprendra son quotidien
Que de plus en plus
De citoyens
Comme eux
Rêveront de devenir « magiciens ».

De transformer la société.
De diffuser de la beauté.
De faire relier
Un à un
Les individus entre eux.

Tu peux être un footeux
Œuvrer dans une association
Une entreprise

En campagne
Ou dans une PME.

Tu peux être
Comme eux
Si tu décides
De devenir un magicien.
De te lever chaque matin
En répétant tes gammes.
Ca peut prendre
Beaucoup de temps

Simplement
Pour apporter des grammes.
De beauté

De vérité
D’authenticité
De pureté.

Mais la pureté
Même en concentré
Attire
Eclaire
Et satisfait.

Alors
Pour que ce soir
Ne soit pas vain.

Demain
Va vers ton rêve :
Fais tes gammes
Deviens un magicien…

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« Aime
Bah Paie »
M’a
Dit
Cet homme
Peu Pavard.

J’ai rougi
De malaise
D’excitation
Ca grise
« Man »
Quand t’es
devant
une beauté
quasiment prête
à
se livrer.

Son corps
Hummm me titille.
Je me dirige
Vers Anne
En écoutant
Patrick Hernandez.
Je suis bien

pour être vivant.

Bien né
pour être vivant.

J’arrive.
Elle n’attend que moi
M’a-t-on dit.
L’or hisse
Au sommet
J’aurais préféré
que mon iris
Soit la clé
De ses champs
Que
j’ambitionnais
De fouler.

« Aime
Bah Paie »
M’a
Dit
Cet homme
Peu Pavard.

J’ai rangé mes dollars.
Je ne suis pas
De cette époque pas
De cette époque.
moi quand j’aime
Je ne paye pas.

Mes années à transpirer
en liquide
Payent
pour moi.

Pour moi.

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Certaines personnes
Sont
Des pierre-ponces.

A leur contact
Les peaux
Mortes
Les masques sociaux
Les blessures du passé
Se décrochent

Et nous voilà
A nouveau
Nus.

Nus dans toute
La vérité de notre
aspect
De notre âme.

Nus
Dans l’évidence
De notre

force
Singulière.

On est à nouveau
Intact
Disposé
Allégé
De tout ce qui nous
Empêchait
D’agir
De croître
De grandir.

On est à nouveau
nous
Pleinement nous.

Prêt à étendre
Notre pouvoir
Notre force
Notre douceur
Notre
Elégance
Notre amour.

Il est face à elle.
L’impact de son timbre
La précision
Dans le choix
De chaque mot

Le soulage
Et
L’allège
De ce que
les jugements
les
devoirs
la
culpabilité
avaient

déposé
pendant

tant d’années
sur sa singularité.
Jusqu’à l’empêcher

de
briller.

Mais le vent
de l’authenticité
A
Soufflé.

Le corps
a intégré
la sensation
de la vérité.

Les limitations
Feront partie
Du passé.

Feront partie
Du passé.

Il suffit
de trouver
une
de ces pierres ponces.
Et
de s’y frotter.

Et de s’y frotter.
Jusqu’à retrouver
la sensation
du vrai,
le souvenir
de notre originalité.
A nouveau

Disposée
à se propager.
Pour notre
Plaisir
D’être

enfin positionné
là où
Notre cœur le devait.

là où
Notre cœur le devait.

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Ils regardent le soleil
Et l’aiment
Par sa façon, en bande de lumières,
De découper les murs.

Ils regardent la mer
Et l’aiment
Par sa façon,
Au loin,
De vous pousser
A l’aventure.

Ils regardent le vert
Des feuilles, des plantes,
Et l’aiment
Par sa façon,
De nous rappeler
Qu’en nous
A l’origine
Une part est
Calme et
Pure.

Il regarde cette femme
Et l’aime
Par sa façon,
De lui rappeler
Que l’adaptation
Est l’inverse
D’une
Nature.

Et il écrit pour elle.
Il pleure
Devant elle.
Il n’a plus
Peur
De se dire amoureux.

Les filtres se placent
Entre le danger
Et
nous.
Mais quel
Danger
Quand l’opposition
Devient
Une fille
Comme elle ?

Se sentir
Soi
Uniquement
Totalement
Ouvert.
Et comprendre la nécessité
de s’entourer
Uniquement
De lumière.

La mer.
Le vert.
Le soleil.
Et ces visages
Intensément
Bienveillants et exigeants :

Les seuls qui nous restent.

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Es-tu réelle
Est-ce bien du rimmel
Autour
des tes yeux ?

qui en ont trop vu
Est-ce bien du rouge à lèvres
sur tes lèvres ?
que tu as trop mordues

Et pourtant
Tu continues à te faire belle
A l’extérieur
Et dedans.
Pour être à la hauteur
De ceux
Et de celles,
avant
Qui incarnaient cet alliage sauvage
De bonté
de beauté
de vérité.
Tu connais cette grandeur
D’associer
le corps

l’esprit
et le cœur.

Es-tu réelle
Est-ce bien du rimmel
Autour
des tes yeux ?

qui en ont trop vu
Est-ce bien du rouge à lèvres
sur tes lèvres ?
que tu as trop mordues 

et qui veulent pourtant
toujours

embrasser
et goûter
les trésors de la vie.

ils ont essayé
par tous les moyens
mais n’ont pas réussi,
à saboter

ta capacité d’émerveillement…

ta magie.

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Son ami
Aime l’appeler
Pour l’écouter.
Pour l’entendre
Lui raconter
ce que voit
la liberté.

Il aime les grands espaces
et
pour son ami
les grands espaces :
c’est lui.
qui déboule dans la ville
comme un bison
dans la plaine.

Personne ne sait
s’il va tourner
à gauche
ou à droite.
Vous frôler ou
au loin
très vite s’éloigner.

Lui non plus…

Son ami
Aime l’appeler
Pour l’écouter.
Pour l’entendre
Lui raconter
ce que voit
la liberté.

Car dans un bureau
Dans une auto
Entre
Deux obligations
On ne voit pas assez.

Alors le soir
Il l’appelle
Comme on va au ciné.
Pour s’évader.

Pour dévaler
A travers sa voix
Ces grands espaces

Dont il a toujours rêvé.
Mais que
Depuis

quelques années
Il a dû délaisser

Pour une famille.
Des enfants.

Mais un jour
Il sait

qu’il va les retrouver.

En attendant
Pour ne pas les oublier

Pour un peu les fouler
Pour continuer dans son esprit
A en faire une priorité :
Il appelle son ami…

Et il l’écoute
lui raconter
ce que voit
la liberté.

Et comme rêver
C’est presque
Quasiment accomplir,
Car c’est ressentir,
Comme si toutes ces images de là-bas
Finalement étaient là.

Alors il l’écoute
Et il rêve
Et il accomplit presque

Il ressent.

Et un jour
C’est lui
Qui appellera
Son ami.

Qui lui dira
« Devine où je suis ? »

Et qui le fera rêver
En lui parlant de toute cette beauté

A laquelle soudain on a accès
Quand on se laisse enfin intuitivement
guider
par, sa liberté.

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Robe noire. Cheveux courts.
Et elle danse,
Et il voit

en elle
Une icône des années 80.
Corynne Charby.

Jeanne Mas.
Une femme
sensuelle
et indépendante.
Aimante
et distante.

Et il la voit
danser,
Des petits pas,
Puis toujours finir
Par accélérer
Se lâcher

Et calligraphier dans les airs,
A l’aide de son corps,
Le langage de la vérité.

Et il regarde les femmes
se mouvoir à cette soirée.

Et il se demande toujours
où elles ont appris ça ?

A se rapprocher autant
d’Aphrodite
d’Athéna

à danser
aussi naturellement
que lui
marche dans les villes
en sac-à-dos.

Et il se demande ça,
Et il se demande ça.
Où elles ont appris ça ?