L’ODYSSEE


Yeux marron

Deux monts : des démons

Tourbillon
d’émotions
Ton sourire
Dans le salon

Yeux marron

Un don
Une invitation
Comme une divinité
A l’unité
A l’abandon

Mais t’es partie !

Et des nuits
Endiablées
Je n’ai plus vu le diable
Que dans des insomnies
Les yeux ouverts
Sur notre passé

Sans beauté
tout devient lourd…

Je dénonçais ta futilité
J’ai eu le silence
Comme un balourd
Avec plus rien
à contempler

On ne meurt
d’amour
Qu’une seule fois.
M’as-tu
Tué
Ou sauvé
Anéanti
Ou Enfin Immunisé
Je ne sais pas.

Un traitement
médicinal brutal
A perdre
soudainement
Toute dimension spatiale
A penser jusqu’à
Se jeter dans le canal
Tu sais
Je l’ai même cru…
Fatal…

Et puis
je suis reparti
vers la vie
Au début vers l’ennui
De tous ces gens
Que je n’avais plus regardés
depuis longtemps
Car ils n’étaient… pas toi

Et puis
est venu soudainement l’oubli
Le passé est devenu petit
Au présent
répartie retrouvée
Avec une autre
sur un divan
La gravité : s’en va

La gravité : s’en va

La gravité : s’en va

S’en va
Finalement
Elle
aussi

La légèreté
Une fraicheur
La volatilité : un gâchis

Gâchis
pour la confiance.

Tant pis
Je vais compter
déjà
Sur l’entreprise
Sur une carrière :
Je quitte
Je quitte… l’enfance

Obéissance

Cadence
Cadence
Cadence

Bienveillance

Absence
Absence
Absence

En silence

Souffrance
Souffrance
Souffrance

Délivrance

Vacances
Vacances
Vacances

Délivrance

Vacances
Vacances
Vacances

Délivrance

Vacances
Vacances
Vacances

Détruit
Par ce monde
Ce système
Cette vie,
Je me suis
peu à peu
Intuitivement
Sans notice
A l’écart
reconstruit

Et depuis
j’écris
J’explore
Je marche
Je lis.

La joie
Est maintenant une construction
Avant
C’était un don
J’étais même un génie

Effort
Talent
la sueur
Nous rend-elle
notre éclat
Nous rend
Elle même
Chaque jour
un peu plus
reluisant ?

Dans ces cas
Je repense à tes yeux marrons
Me répondraient-il oui…

Ou plutôt non ?