INTELLIGENCE COLLECTIVE

L’enjeu du futur est de croire à l’intelligence collective.

De se dire que l’autre détient une part du puzzle que je n’ai pas spontanément reçue dans ma boîte.

Chacun détient donc un élément indispensable à la réalisation d’un grand tout, complet, où rien ne manquerait, et où chacun s’érigerait précisément à sa juste place.

Croire à cette intelligence qui s’ajoute, requiert de croire à la complémentarité, à la diversité. Et exige de chacun qu’il parle, pense et ressente à partir de ce qui est son essence, et non un rôle, et non des peurs, mais un espoir, pour lui, pour elle, et pour toute la collectivité.

Croire à l’intelligence collective, que nos certitudes d’un jour n’attendent qu’une discussion, qu’une prochaine lecture, qu’une nouvelle rencontre, pour s’affiner, se compléter, au lieu de se renfermer sur elles, pour le plaisir vain d’avoir raison, et surtout la peur derrière de devoir à nouveau se remettre en question.

La crainte de ne pas être aimé, de plonger à nouveau dans l’inconnu, si notre lucidité n’est qu’une lumière portée sur un pan incomplet de l’humanité et du monde. Mais dans un monde où l’intelligence collective fait loi, fait lien, l’autre est estimé par essence, pour la nuance, sa propre expérience et sa propre nature qu’il peut apporter.

Alors, dans tout, croyons-en nous. En lui. En elle. A l’intelligence collective, alimentée en permanence par l’humilité, plus qu’à la détention d’un savoir personnel. Plus qu’à la détention d’un savoir personnel.