L’EVIDENCE APAISANTE D’UNE PASSION

Il y en a qui parlent de singes, et pas pour les sauver. De voiles, et pas pour les hisser tout en haut de leur bateau. Et d’autres qui ne disent rien, et qui s’élancent dans la simplicité de leur passion. Ils voguent, parfois avec célérité, pour modeler avec excitation la réalité, et la deviner peu à peu prendre la forme exacte qu’ils avaient depuis un moment dans la tête. Une adéquation entre une intuition intérieure et un spectacle extérieur, qu’ils obtiennent parfois, également, en ralentissant. En se laissant visiter par l’immensité ouateuse extérieure, qui leur fait découvrir une simplicité, un sentiment d’unité dans le corps et  le cœur.

Il y en a qui parlent de singes, et pas pour les sauver. De voiles, et pas pour les hisser tout en haut de leur bateau. Et d’autres qui ne disent rien, et au quotidien, qui s’élancent dans la simplicité sauvage, l’évidence apaisante d’une passion. D’une passion.