PRESQUE TROP

Il les voit
devant cette foule immense
dans un stade
qui reprend chacun de leur mot.
Forcément
il se dit
qu’ils doivent être conscients
d’une responsabilité
d’un devoir de noblesse
de dignité
quand vos paroles
finissent
par vous laisser sans voix
quand elles sont reprises
en cadence
avec amour
puissance
par des milliers de voix.

Il les voit
Oli
les yeux rougis
Un peu
hypocondriaque.
La fragilité
autre face
de la créativité
alors il se mue parfois en poupée
mais toujours revient en Goldorak.

Trouver le rythme
leur apparaît naturel
sans souci
ils avancent
en featuring avec la vie.
La preuve :
mars
ils décident de faire une pause
et voilà toute la société
avec eux
le temps d’une maladie
qui rêve d’autre chose.

C’est presque trop
Mais comme des gens
généreux
comme eux
Il y en a presque pas
C’est juste bien
deux gamins
qui occupent le terrain
entre le néant et le trop-plein
comme des presqu’ils.

Presqu’ils
le visible
n’est pas complètement
eux.
La vie de rêve en plein
la fatigue
le désir de se régénérer
en creux.

Et voilà
sa télé éteinte
mais son âme étreinte
par deux hommes
qui nous disent
que la lune les voit
car ils la voient aussi.
Alors le soleil me voit
Car tous les deux
par la lucarne
moi je les vois aussi.

Deux soleils
momentanément
se couchent.
Mais
leur énergie captée
à tout moment
on les lance
et on rêve
et on danse et on se mouche.

Oui :
direction les rêves
plus besoin de somnifère
juste un remède de grand-mère
Qui a fait la terre entière.
Un remède
A appliquer
en toute intimité.
Juste
avant de se coucher
Un big Flo
&
… Oli

Un big Flo
&
… Oli