Autrefois fier d’appartenir à un pays dominant, ce n’est que plus tard qu’il a compris, que pour être dominant, il fallait avoir la volonté de dominer. Bien sûr, dominer, la perspective était alléchante, durant les premières années, où régner sur des sourires, des corps, vous donnait la motivation nécessaire, pour escalader continuellement des sommets académiques, puis professionnels, pour de là-haut y contempler une ville, qui fourmillait en contre-bas, et semblait comme vous appartenir.

Seulement, très vite, les moyens pour se hisser, qui se révélèrent plus proches de la lâcheté, de la conformité, que de la droiture et l’excellence, vous faisaient comprendre que par dominer, vous vouliez dire impressionner et inspirer : les privilèges n’étant justifiables que par un surcroît de responsabilités.

Inspirer, par l’exemplarité, dominer, par le manque de clarté, le flou. Faire siennes des valeurs, une exigence de réalité, pour dans son comportement, se mentir, ne pas respecter le pacte scellé, par deux consciences avides de confiance, pour s’exprimer totalement enfin sans arrière-pensée.

Inspirer, impressionner : et comprendre peu à peu les complémentarités, l’appauvrissement de raisonner verticalement, en terme de hiérarchies. S’user, angoisser, par la peur constante d’être dépassé, plus autant admiré, comme si la vie n’acceptait en son sein qu’un héros. Mépriser les énergies à l’arrêt, qui seulement regardaient ou étaient à l’écoute. Et puis perdu sur sa route, les trouver, leur parler, et sentir que même sans atteindre les sommets, ils nous aimeront. Et alors s’ouvrir, goûter à la force du lien, au plaisir d’aider les autres à grandir, en leur offrant des sourires, l’espace pour nous montrer toute leur générosité, leur volonté, les richesses de leur créativité.

Et alors, ne plus être fier d’appartenir à une civilisation dominante. Rêver de contribuer au sein d’une société inspirante. Le terme « niais », pourrait si bien être accolé à ses idées, ses rêves, il le sait. Mais les termes d’ « échanges », d’ « amour », ne sont pas prononcés avec légèreté, quand un corps, dans le silence, a expérimenté sur plusieurs années tant de violence. Les hommes ne regardent pas assez leur part d’ombre, et s’amusent trop de leur rapport avec l’obscurité. L’obscurité.

Sa bouche embrasse à pleines lèvres. Sa main caresse ce qu’elle lui offre de peau, de muscles, de douceur et de force. Ses oreilles écoutent, pour qu’elle puisse au maximum extérioriser et parfaitement visualiser. Son sourire l’accompagne au mieux, où elle désire aller.

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« Qui es tu pour juger »
La phrase
claque dans sa tête
Soudainement
Comme
La porte. 

Un vide
dans l’appartement.
Sa présence
suggérait
« Tu as raison »
Son départ
désormais
lui répète « tu te mens ».

Il avait raison
certes
De vouloir
Briller
Se tenir droit
Par ambition.
Mais tort
De revenir
tard
dans leur dortoir
Où il n’échangeait plus
qu’avec son corps
dans la nuit
plus qu’entamée
un
mal assuré
« Tu dors ? »

« Qui es tu pour juger »

Un seul couplet
Même un unique verset
Qui s’était déversé
Dans son esprit
Avec l’efficacité
Du refrain

En boucle
Une phrase
Qui soudainement
Vous la boucle
Vous fait
Rentrer en vous
où d’ailleurs
désormais
Vous êtes
Seul.

Refrain
qui vous hante
Sans cesse
Qui vous chante
Ce que
vous ne vouliez pas écouter.
Mais dans le silence
On n’en peut plus d’attendre
On se sent
soudainement
obligé
D’entendre. 

Et ce jour
Où la porte
A claqué.
Où une personne
Est sortie.

Quelque chose
D’humain
Est entré dans sa vie. 

Quelque chose
Comme un lien
Comme une envie
De ne plus s’isoler.
Comme une envie
De questionner
D’approfondir
Et d’enfin écouter.

Et ce jour
plus qu’une porte
des mots
ont claqué. 

Des mots
Qui ont tout changé
qu’il s’est répétés
dans les palaces
surtout sur les marchés :

« Qui es tu pour juger ? »

Il sort
De sa boutique
Il sait qu’il reviendra.

Logo Flavie

La connexion
Le flux
Entre nous deux
Le partage :
Demande tant.

De conscience.

De présence.

D’attention
A mes intentions
A mes intonations
A chaque phrase
Que je libère
Par la bouche.

Elle repense à ce défi
Quand
Son ami
Dans ses bras
Il y a peu
Lui avait dit
Des mots
Si peu choisis
Dont
Il avait admis
L’imprécision
Mais
Dont il ne considérait
Pas
que cela
valut
Une entière discussion.

La connexion
Ce qui différencie
L’impulsivité
De la spontanéité.
Cette recherche
D’excellence
D’intégralement
S’exprimer
En prenant
Soin
De laisser
La place
En face
pour un rebond
un partage
D’émotion
Un complément
D’information.

La connexion
Comme un fil
Par lequel
Se connectent
Et s’échangent
Deux sensibilités
Deux volontés
De créer
De préciser
De partager.

La connexion
C’est surtout
Ça
La qualité d’un amour
D’un coup
Pense-t-elle.

Alors
Quand elle cherche
Désormais
De l’amour
De l’humour
De la tendresse
De l’élan
De la complicité
Deux belles fesses

Quand elle cherche
A partager
Elle observe
surtout
Sur tous les sujets
une seule condition :
La qualité de l’écoute
du respect
de l’attention.

Entre eux
Deux
la qualité permanente
constante
de
connexion.

Logo Flavie

C’est l’histoire
D’un bateau
Et ceux
Qui
parlent
D’histoire bateau
Vous la racontent
Du bord d’un quai
Et non
Comme ce couple
De Conflanais
Du fond d’une cale.

Coup de théâtre
Sur coup
De théâtre
Cohérent
Finalement
Pour transformer
D’un seul coup
Une péniche
En théâtre. 

Fabrice Luchini
Aurait dit
Le défi
Est tes normes !
tant les conformités
A respecter
Entrainent
peu à peu
Des anomalies
Dans la psyché
De Laurent. 

Conformités
Impossibilité
De creuser
pourtant
Dans un lieu
Où les talents
Souhaitent
Percer.

Enfin s’avancer dans la lumière.
Attendre
pour débuter
le dernier arrivé
le fournisseur d’énergie
est le retardataire.

Bricoler
Même pour
Sortir ses poubelles.
Devenir
Michael Jordan
Ou sortir
En Belgique
des gants roses
Et une pelle.

L’Ecluse :
Ils auraient
Pu la louper
Au dernier essai
Tant de fois.
L’Ecluse
Sur scène
Y sont montés
Jacques Brel
ou encore
Barbara.

Quand monterez-vous
A bord
Du Story-Boat ?

Du Story-Boat

http://www.story-boat.com/

Logo Flavie

Il
Est fatigué
par l’impossibilité
Pour sa mère
De comprendre
Sa grand-mère.

Il ne comprend
Pas
Pourquoi un rien
Déclenche
Si facilement
de la fatigue
Du dédain
Chez
Cette fille
D’humeur
courante
si souriante
si ouverte
si patiente.


rien
Entraine
de la friture
Une rupture
De liaison.
Alors
son ami
stratégiquement
lui pose
cette question :
quelle est la différence
entre toi
et tes déceptions
de conversation
avec ton père
et ta mère
qui
a tant de difficulté
à accueillir
examiner
les propos de ta grand-mère ?

Et
alors
Il comprend
que le passé
est si
difficile à effacer.
La moindre frustration
nous rappelle
tant d’épisodes
de déception
et d’incompréhension.

On a besoin
de beaucoup
de courage
de satisfaction
et de bien-être
en soi
pour aller à la découverte
sans épée
du dragon
qui nous accueillait
dans la cuisine
tous les matins
en bas.

Alors
même si
aujourd’hui
la fluidité n’est pas là.
Même si la colère
monte
quand
ce visage familier
ne veut pas
étudier sa mauvaise
foi

Il garde
en tête
lui
de rechercher
à être
le plus équilibré
le plus
frais
dans sa tête
dans son cœur.
Seule
condition
pour conserver
ainsi
suffisamment de contrôle
de fraîcheur
pour accompagner
un jour
comme un moniteur
un élève, dans son intérieur :

A plonger

A plonger

A plonger

Il quitte
Son ami
Conscient
Que chacun
Dans la vie
Est libre
ou non
De changer.
Lui
En tout cas
Aime
Cette motivation
Qui l’incite
A être
Pleinement
Satisfait. 

Pleinement
Heureux
Courageux
Affronter ses doutes. 

Pour ensuite
Etre
Nettement plus
à l’écoute.

Nettement plus
à l’écoute.

A l’écoute.

Logo Flavie

Un artiste
Qui explore
Toutes ses facettes
Avec franchise
poésie
nuance
amour
humour.

Un artiste
Qui
se réconcilie
Avec toutes
Ses personnalités
et
qui nous invite
à observer
Accueillir
Et non
Plus rejeter. 

Réconciliation
en nous
Pour mieux
Considérer
ensuite
La diversité
A l’extérieur de nous.

Orelsan

Orelsan

Chanson  : « Notes pour trop tard  » (Orelsan feat. Ibeyi)