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Nous sommes des équipes de jour
Des équipes de nuit.
Equipe de jour :
l’alimentaire.
Equipe de nuit :
l’imaginaire.

les rêves.
Pour l’équipe de jour,
Au programme,
L’acceptation,
Pour conserver santé
Et énergie

car aucune évasion
Pour l’heure
possible
du fait
des engagements.
Pour l’équipe de nuit,
La lutte

car la vie est un don
Magnifique.
Seul le moment présent

Compte
Mais si on peut remplacer
Son trou à rat,
Par une tente bédouine au milieu du désert,
Si on peut remplacer
des sourires à des squelettes,
Dans des open spaces
Où même les renards finissent
En burn-out,
Devant des hyènes qui ricanent
Et se partagent des trésors de pirate.
Si on peut transformer un quotidien
En hôpital psychiatrique
Pour des journées
dans la chaleur d’un chalet
Paisiblement attablé
A boire du thé
Et parfois tourner la tête
Vers les montagnes.

Si on peut
S’offrir
Un rêve
Quand la société nous demande
De rentrer dans un cimetière
Et de laisser

la porte ouverte
Derrière nous.

Si on peut…
Pourquoi se priver

Dans sa vie
De lumière.
Mais cela demande du temps
De la volonté
Du détachement
De l’énergie.

De choyer ses deux
Equipes.

Equipe de jour.
Et puis…
Equipe de nuit.

nuit.

Poésie

A chaque fois
Après l’avoir quitté
Il sent
Cet amour infini
En lui.

Ce désir de se connecter
A tout le monde.

D’être en lien
Avec tous.

Et il se dit
Que la qualité
D’un humain
Est dans sa capacité
Après l’avoir quitté
A nous rendre
Plus disponible
A l’extérieur.

Plus soucieux
Du monde
Qui nous entoure

Des autres.
Avec ce désir
vraiment d’écouter
de beaucoup mieux regarder
spontanément
de réconforter
et d’aider.

Il quitte son pote

David.
Et il se dit
Que ce mec
est un très grand
Car le côtoyer

Lui permet
Chaque fois
Systématiquement
D’être beaucoup plus
Présent
Ouvert
A la vie.

A la vie.

A la vie.

Poésie

Proxima estación : Esperanza
de Philippe Manche
Sur Manu Chao.
Un hymne à l’amitié.
Dès le bouquin refermé
On a envie de sourire
De s’aventurer
A l’étranger
Partir à la découverte

D’un village
D’une petite rue
D’un bar
A l’angle d’une rue
D’un café.
Sentir une proximité
De
suite.

Engager la conversation
Avec
la personne
Derrière le comptoir

Ou la personne
qui lit son journal
à côté.
Simplement
Prendre le temps
De remplir chaque instant
D’anecdote
De partage

De vannes
D’espoirs
Parfois de regrets
Sur un fond

De musique.

De remplir chaque instant
D’anecdote
De partage

De vannes
D’espoirs
Parfois de regrets
Sur un fond

De musique

Sur un fond
De musique.

Proxima estación : Esperanza…

Esperanza…

L’espoir de se retrouver.
L’espoir de la revoir
De le revoir.
L’espace d’un après-midi
D’un soir

Voir nos yeux pétiller
Et nos cœurs
S’embraser.

Et nos cœurs
S’embraser.

Prochain arrêt…
Veuillez patienter…
Dans un instant
Soudainement :
L’espoir

Poésie

Il ne comprend
Que maintenant
Que son désir
De partage
Est né

du moment
Où son énergie
Ne pouvait plus
Totalement
Se déployer
Au sein de la société.

Les hiérarchies
Les formalités
Et les réseaux.

Pour intervenir
Il faut attendre
Au péage
Même
Si ton nom
C’est Zorro.

Désir

De justice
De justesse
D’humour
D’amour
De lien.
Alors faute
De pouvoir

l’apporter
Sur le terrain

Cette énergie
D’amour

Pour ne pas
imploser
En nous
Doit se reporter
Sur quelqu’un.

Sur elle
Pour d’autres
Sur lui.

Elle
Il l’a cherchée

partout
Même
A défaut
En photo
En couverture
de Lui.

Traquer la beauté
Pour pouvoir
se délester
De cette énergie
de vie
De lien
D’amour.

Rechercher
A tout prix
La plus belle
Des destinations.
Mais dépendant

d’un horizon
Rester des soirées
Des journées
Entières

En
léthargie
Dans l’inaction.

Alors
Pour ne plus attendre
Et en lui

TOUT libérer
il a décidé

De faire fi :
des hiérarchies
Des formalités
Des réseaux.

Comme Jean Giono
Et son personnage :

Elzéard Bouffier.
Il va continuer
A planter
sans se retourner

pour voir pousser.
Pas des arbres
Lui
des sourires
des gestes

des paroles
des textes
plantés
Dans les cœurs.

A quoi bon
Attendre un haut-parleur
Pour enfin s’exprimer
Vu qu’on peut

parler
Epaule contre épaule
En souriant
A la personne d’à côté.

A la personne d’à côté.

Et si Zorro
En fait
C’était toi
Dans la rue

Plus lassé.e
enfin
le sourire
En lasso ?

Poésie

Rémy Buisine
C’est un micro
Qu’il tend
Comme un jack
Qu’on
Enfoncerait
Dans un ampli
Pour réentendre
L’autre.
Sa vibration
Sa voix
Ses tristesses
Ses envies
Et
Son cœur.

Permettre à un cœur
de battre
A la place
Des colères
Alors
Et se battre.
Un cœur
Questionné
Pour ne plus projeter
Juste entendre.
Un cœur
Ecouté
Qui peut enfin
Tout livrer
Se détendre.

Rémy Buisine
C’est un micro
Qu’il tend
Comme un jack
Qu’on
Enfoncerait
Dans un ampli
Pour réentendre
L’autre.
Sa vibration
Sa voix
Ses tristesses
Ses envies
Et
Son cœur.

Et si les gens
Avaient perdu
Le goût
de marcher
De manifester
partout
Se rencontrer.
Aujourd’hui
Ils trouvent
Une motivation
En plus
A aller dans la rue.
Croiser cet individu
Ce haut-parleur
Et non
Ce beau-parleur.
Un amplificateur
Sur lequel
Se brancher.
Pour se sentir
Existé
Car puissamment écouté
Et jamais
Déformé.

Rémy Buisine
C’est un micro
Qu’il tend
Comme un jack
Qu’on
Enfoncerait
Dans un ampli
Pour réentendre
L’autre.
Sa vibration
Sa voix
Ses tristesses
Ses envies
Et
Son cœur.

Et derrière
Leurs ordinateurs
Ils sont des millions
Désormais
A se sentir
Unis
Connectés
reliés
Grâce à un fil
Celui d’ailleurs
De son micro
Sans fil.

Comme quoi
C’est peut-être
Bien
Un magicien
Ce gars de terrain
Qui porte
La voix
De beaucoup
De ceux
Qui ne l’exprimaient
Même plus
Faute de confiance
Dans les urnes.

Faute de confiance
Dans les urnes.

Rémy…
Merci…
Des millions
D’humains
Ne disparaissent
Plus
Dans le « chut ».
Désormais
Ils renaissent
Dans le sourire
Dans le partage
A l’état
Brut.

Brut.

Poésie

Dans le métro
Il voit
Deux mamies
jumelles
Descendre du métro
Et il ressent
Une magie.

Il s’imagine
Que pendant 65 ans

elles ont sillonné
Le monde ensemble.

Elles ont vu
Discuté
Partagé.

Suffisamment
Proches

Pour se comprendre
Suffisamment
Différentes
Pour s’apporter
Et apprendre.
Et ainsi
toute la vie
A été un partage
Une discussion.
Une longue discussion
Une longue
Ballade
En tandem.


En temps
D’aime.

Le métro s’arrête.
Elles descendent
pour
poursuivre

leur longue ballade…

Poésie

Et
Le lâcher-prise
L’oubli enfin
De l’extérieur

La focalisation
Sur ses perceptions
Intérieures

Ses élans
Ses rêves
Intervient

dans sa vie
Non comme une révélation
Mais
Chaque fois
Comme l’ultime solution
Pour continuer
A avancer
Dans un monde

faussé :
Par la volonté
De mal-interpréter
De mépriser
De condamner,
Et non de comprendre.

Et non d’apprendre.
Et non d’aider.

Alors
quand le lien
Avec

les autres
Injecte
Par ce cordon

De la peur
De la douleur

Du rejet
Une volonté
De dominer :
Alors
Il retire
Le câble
Qui le relie
Depuis
Toujours
Aux autres.

Non dans une volonté
De se couper

Mais dans une urgence
de se préserver
Comme un appareil
En plein orage

Qui pourrait
bientôt
exploser.


Heureusement
Qu’il en reste quelques-unes
Quelques-uns
Qui vous sourient

Ecoutent
Qui vous aiment
Qui vous prennent par la main.

Qu’il en reste quelques-unes
Quelques-uns
Qui vous sourient

Ecoutent
Qui vous aiment
Qui vous prennent par la main.

Par la main.