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Elle, sans voix en l’air.
Du thé dans son bol d’eau,
Du vrai dans son Baudelaire.

Elle collectionne,
Les écrits vains.
Elle met des maux,
Sur son chagrin.

Sa seule étude ?
La solitude.
Pour elle, ça attaque de toutes parts.
Elle se rend pas.
Elle se rempare.

Elle s’empare
D’un monde à part.
Ses rêves bétonnent,
Et si on inversait le temps,
A la Button ?

Un otage gît.
La Nostalgie.
Un bon souvenir, et puis tant pis ?
Désormais, bien plus, une utopie.

Delorean,
Parce que je le vaux bien.
Elle est en panne,
Le passé, c’est même plus pour demain.

Le bonheur est si loin.
Le bonheur est si proche.
Même si pour le moment c’est des centimes,
Quand tu fouilles dans tes poches.

Tu perds sévère ?
Mais tu verras.
Il suffira d’insiste.
Un déclic.
Une personne.
Pour ne plus jamais qu’elle perde ses phones.

Oui, adieu l’enfer,
Tu cesseras d’être triste.
Delorean continuera d’être en panne.
Mais tu sentiras même plus le besoin,
D’appeler ton garagiste…

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Elle découvre
L’amitié.
Elle découvre
Sans ses parents l’été.
Elle découvre
Les charmes de charmer.
Elle découvre
Timidement ses doigts de pieds

Elle découvre
La toute fin du collège.
Son sac à main s’alourdit
Son cartable s’allège.
Elle se surprend
À fantasmer sur son prof de français.
En cours, c’est décidé
Elle découvre
Timidement ses mollets.

Elle découvre
Le lycée.
Les amours qui s’affichent
Les affiches qu’on collait.
Elle est seule
Mais voudrait dire ensemble.
A la récré, c’est décidé
Elle découvre ses jambes.

Elle découvre
Que le travail rend con.
La prépa, m’appelle pas
Ou alors, appelle-moi révision.
Elle découvre
Son compte en banque.
Mais le soir
Elle ressent comme un manque.
Elle voudrait rire, discuter, partager
Faire l’amour.
Mais la nuit tombée
C’est juste avec Morphée,
Qu’elle s’en va faire un tour.

Au chaud,
Sous sa couette, il fait froid.
Sur un air d’Aznavour,
Elle rêve de dire tout bas.
« Jusqu’au bout de la terre
Mon amour emmène-moi… ».

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Deux jambes se balancent
Je ne vois pas son visage.
Je la dévisage des jambes
Je tombe dans le fossé à chaque virage.

Deux jambes se balancent
Mon cœur fait balançoire.
Un verre, qu’est-ce que t’en penses ?
Non chéri pas ce soir.

Deux jambes se balancent
Dans un train de banlieue.
Tous les jours ça recommence
Mais ce matin en mieux.

Deux jambes se balancent
Je vois enfin son visage.
Pas forcément une récompense
J’aurais dû profiter, de la beauté des paysages…