Poésie

Rémy Buisine
C’est un micro
Qu’il tend
Comme un jack
Qu’on
Enfoncerait
Dans un ampli
Pour réentendre
L’autre.
Sa vibration
Sa voix
Ses tristesses
Ses envies
Et
Son cœur.

Permettre à un cœur
de battre
A la place
Des colères
Alors
Et se battre.
Un cœur
Questionné
Pour ne plus projeter
Juste entendre.
Un cœur
Ecouté
Qui peut enfin
Tout livrer
Se détendre.

Rémy Buisine
C’est un micro
Qu’il tend
Comme un jack
Qu’on
Enfoncerait
Dans un ampli
Pour réentendre
L’autre.
Sa vibration
Sa voix
Ses tristesses
Ses envies
Et
Son cœur.

Et si les gens
Avaient perdu
Le goût
de marcher
De manifester
partout
Se rencontrer.
Aujourd’hui
Ils trouvent
Une motivation
En plus
A aller dans la rue.
Croiser cet individu
Ce haut-parleur
Et non
Ce beau-parleur.
Un amplificateur
Sur lequel
Se brancher.
Pour se sentir
Existé
Car puissamment écouté
Et jamais
Déformé.

Rémy Buisine
C’est un micro
Qu’il tend
Comme un jack
Qu’on
Enfoncerait
Dans un ampli
Pour réentendre
L’autre.
Sa vibration
Sa voix
Ses tristesses
Ses envies
Et
Son cœur.

Et derrière
Leurs ordinateurs
Ils sont des millions
Désormais
A se sentir
Unis
Connectés
reliés
Grâce à un fil
Celui d’ailleurs
De son micro
Sans fil.

Comme quoi
C’est peut-être
Bien
Un magicien
Ce gars de terrain
Qui porte
La voix
De beaucoup
De ceux
Qui ne l’exprimaient
Même plus
Faute de confiance
Dans les urnes.

Faute de confiance
Dans les urnes.

Rémy…
Merci…
Des millions
D’humains
Ne disparaissent
Plus
Dans le « chut ».
Désormais
Ils renaissent
Dans le sourire
Dans le partage
A l’état
Brut.

Brut.

Poésie

Dans le métro
Il voit
Deux mamies
jumelles
Descendre du métro
Et il ressent
Une magie.

Il s’imagine
Que pendant 65 ans

elles ont sillonné
Le monde ensemble.

Elles ont vu
Discuté
Partagé.

Suffisamment
Proches

Pour se comprendre
Suffisamment
Différentes
Pour s’apporter
Et apprendre.
Et ainsi
toute la vie
A été un partage
Une discussion.
Une longue discussion
Une longue
Ballade
En tandem.


En temps
D’aime.

Le métro s’arrête.
Elles descendent
pour
poursuivre

leur longue ballade…

Poésie

Et
Le lâcher-prise
L’oubli enfin
De l’extérieur

La focalisation
Sur ses perceptions
Intérieures

Ses élans
Ses rêves
Intervient

dans sa vie
Non comme une révélation
Mais
Chaque fois
Comme l’ultime solution
Pour continuer
A avancer
Dans un monde

faussé :
Par la volonté
De mal-interpréter
De mépriser
De condamner,
Et non de comprendre.

Et non d’apprendre.
Et non d’aider.

Alors
quand le lien
Avec

les autres
Injecte
Par ce cordon

De la peur
De la douleur

Du rejet
Une volonté
De dominer :
Alors
Il retire
Le câble
Qui le relie
Depuis
Toujours
Aux autres.

Non dans une volonté
De se couper

Mais dans une urgence
de se préserver
Comme un appareil
En plein orage

Qui pourrait
bientôt
exploser.


Heureusement
Qu’il en reste quelques-unes
Quelques-uns
Qui vous sourient

Ecoutent
Qui vous aiment
Qui vous prennent par la main.

Qu’il en reste quelques-unes
Quelques-uns
Qui vous sourient

Ecoutent
Qui vous aiment
Qui vous prennent par la main.

Par la main.

Poésie

Indochine
Des chansons
Pas vraiment
D’intellectualisation
Mais ainsi
On revient
Comme au début.
Quand on y a cru
A cette vie belle
Avec une femme
Un homme
Qui représenterait
Pour nous
La terre
Et le ciel.
Un tout
Magnifique.
Faire des enfants.
Devenir responsables
Travailleurs
Généreux
Aimants
Souriants :
Pour mieux
les observer
Eux aussi
D’année
En année
Se développer
Devenir
Des artistes
Des sportifs
Des amoureux
Et au quotidien
De magnifiques citoyens.

Et ainsi
Tous
Ensemble
Avancer
Se réunir
Parents
Enfants
Grands-parents :
Se compléter
Se sourire
Et partager.

Indochine :
Des chansons
Pas vraiment
D’intellectualisation
Mais ainsi
On revient
Comme au début.
Quand on y a cru.
Qu’un rien
Suffirait
Pour illuminer
Chacune
de nos journées.
Juste un sourire
Juste un soupir.
Corps
Contre corps.
Yeux
dans les yeux.
A rire
Discuter
Imaginer
Ce
qu’on va devenir
Quand on sera plus vieux.

Plus vieux
Et toujours
Ensemble.
Ensemble.
Ensemble.

Indochine
Des chansons
Pas vraiment
D’intellectualisation
Mais ainsi
On revient
Comme au début.
Quand on y a cru.

Quand on y a cru.

Quand on y a cru.

Logo Flavie

Je suis content
Pour ta peau
Pour ton visage
Ton sourire
Et ta main.

Je suis content
pour ton cœur
pour tes yeux
Pour tes journées

tes matins.

Je suis content
Pour tes nuits

la fin
enfin
De ces ennuis.
Je suis content

pour ton esprit
Qui sait par la vitre
Du train
Enfin à quoi
Rêver
Sur qui fantasmer
D’autant plus que
dans quelques heures
Sa présence
Dans ton appartement
Sur le quai.

Je suis content
Pour
cette éclaircie.

Cette
Récompense
Qui te dit

Que t’a bien fait
D’avancer
Toujours

Même dans la nuit.

D’avancer
Toujours
Même dans la nuit.

nuit.

Logo Flavie

Discuter avec elle
Même à distance
C’est se promener
Tranquillement
Sereinement
Toujours en souriant
En se surprenant
Aussi
En se comprenant finalement
totalement,
Diversité
et complicité
Mélangées.
Etre pareil
Aussi
Sur d’autres plans
Se compléter
En remontant
Paisiblement
A pieds
Les rives d’un fleuve.

Discuter avec elle
Même à distance
C’est une chance
De pacifier les émotions
Par le plaisir
Immédiat
De la connexion.
Et le partage
de réflexions
Affinées
Pendant de longues années.
De la hauteur
Toujours
de la douceur
Et les intuitions
dans la confiance
peuvent s’exprimer,
La complicité
S’installer.

L’extérieur
pour elle
pour lui
est souvent un danger.
Manipulation
Violence :
En fait,
Ils n’étaient pas préparés.
Et avec le temps
beaucoup plus agréablement
Ils n’étaient pas préparés
Non plus :
A ça.

Des réponses instantanées.
Cette adrénaline
De découvrir
Avec délice
Toujours l’instant d’après.
Et comme
Elle connaît
Cette joie
Aussi
avec d’autres gars :
Il est heureux.

Car elle mérite
Par son authenticité
Son courage
Dans nos yeux
D’apercevoir,
Même le soir,
Du soleil
Et
Un immense ciel bleu.

Du soleil
Et
Un immense ciel bleu.

Bleu.
(Notre couleur, d’ailleurs)

Poésie

Un visage
Un corps
Un sourire familier
Et l’extérieur cesse
D’être

étranger.
Car désormais l’extérieur
C’est lui
C’est elle.
Chercher le positif
Pour s’apaiser
Et le positif

Le tendre
Le puissant
Le passionnant
Est là

En face
En fesses
A portée de main
De bras
De lèvres.
Ne plus avoir
Maintenant
Qu’à
Se pencher
Pour embrasser la vie
A pleine bouche.

A pleine bouche.

A pleine… bouche.