Logo Flavie

Il demande
A un ami
Si lui
Il y a 10 ans
Regardait
Ce qu’il est devenu
maintenant
De quoi
Il serait
Le plus
Impressionner. 

Et alors
Sans réfléchir
Sans hésiter
il lui répond
d’avoir
Su
naviguer
au milieu
de la tempête
et
des vagues
immenses.

D’avoir
Conservé
Le cap
La force
Le calme
En dépit
Des creux
immenses
Qui lui faisaient
Craindre
pour le futur
et
L’arrivée
Intacte
à bon port
De son embarcation.

Un Marin.
Dans un sourire
Il précise
Comme avant
Il se croyait déjà
Un Marin.
Un grand navigateur
Sa seule erreur
Penser qu’
il manoeuvrait
Avec virtuosité
Au milieu
Des océans
Alors
Que la vie
Ne lui avait proposé
Pour l’heure
Que l’entrée
Corto Maltese
Il y a 10 ans
Tirait les bords
Avec gravité
Au milieu
du Lac Léman.

Alors
d’avoir su
Après
Manœuvrer
Au niveau
Des 40ème rugissants
Véritablement
Des vents violents.
D’avoir su
Maintenir
L’équilibre
De sa barque
Quand le moindre
Faux mouvement
pouvait
impacter
Une femme
Des parents
Des enfants.

D’avoir su
Rester
Fort
Digne
Tout en respectant
Les éléments.

Oui : lui
Il y a 10 ans
Le regarderait
Admiratif.
Comme un petit
Observerait
du fronton
Manœuvrer
Sur son bateau
Tabarly.

Tabarly

Logo Flavie

Elle nettoie les maisons
Les frustrations
Par
son écoute
Son attention
Et
Aussi
Désormais
Ses relations. 

Elle ne veut
plus
Etre
Paillasson
Poubelle
Que l’on remplit
Avec dédain
Mépris
Quand au lieu
Ecologiquement
De recycler
Une frustration
On se met
A la jeter
Sans la moindre dignité
A l’intérieur
D’un autre.

Elle ne veut plus
Etre
Cette autre.

Elle ne veut plus
Etre
Cette autre.

Elle

s’offre
De l’amour
du
respect
Désormais
En arrêtant
D’encaisser
De tout
Accepter :
En fixant des limites.

Tant pis
Pour eux
Pour elles
S’ils veulent
Continuer
De tromper
la notion
D’amour
De respect
De bienveillance
D’amitié.

Tant pis.

« Les Bourreaux »
S’infiltrent
Par
l’interstice
De nos défauts.
Et elle sait ELLE
Qu’elle n’avait
pas assez
D’amour
Pour elle ELLE

Désormais
elle sait
Qu’elle vaut plus
Que d’être
Une poubelle
Une serpillère
Un évier
Dans lequel
On évacue
Ce qui
Au quotidien
Ne nous a
pas
plu.

Alors elle écoute
toujours
avec autant de présence
Et désormais
Tout autant de distance
Quand la noirceur
l’agressivité
Commence
Face à elle
A s’exprimer. 

Et elle lit.
S’entoure
de belles énergies.

Elle nettoie les maisons
et aussi
Désormais
Le répertoire
De
Ses relations.

A 50 ans :
Elle s’aime. 

Elle s’aime.

Elle s’aime.

Logo Flavie

Il est monté
Dans son cerveau
Comme on s’isole
Dans un bureau. 

Pas longtemps :
Juste
le temps
De décortiquer
d’analyser
les différents éléments
qui constituent
la globalité
et qui
s’opposent
parfois
se nuancent
souvent
et font
de la réalité
une nébuleuse
si compliquée
à déchiffrer
qui le remue
Le perturbe
Le ballotte
au lieu
simplement
avec légèreté
et
simplicité
de l’emporter
vers ses rêves.

La vie…
Un permanent
conflit
Notamment entre
l’urgence socialement
d’exister.
Qui pousse à l’action
aux échanges
A la séduction,
pour vendre
dépasser
remporter :
et s’offrir
la sécurité
de se nourrir
se
reproduire
se vêtir
se loger.

Une constante
préoccupation
A l’opposé
De la simple contemplation.
Accueillir
Des images
Des sons
Et se sentir
soudainement
Inclus
Mélangé
Absorbé.
Une unité
Qui déclenche
une sérénité
une douceur
une évidence
Qu’on ne veut
alors
plus jamais
se faire
violence.
Plus jamais
vouloir se démarquer
se faire remarquer
Car
la rivalité
c’est se limiter
aux contours
d’une personnalité,
au lieu
de se sentir
empli
par un océan
sans cesse
grandissant
d’énergie.

Mais
S’arrêter
C’est la peur
Pour toujours
De s’exiler
D’hommes
Et de femmes.
La crainte
Dès
Demain
De manquer.
De dépendre
De devoir quémander.
Alors
l’action
Redevient
immédiatement
A nouveau
la seule préoccupation.
En sachant
Désormais
Que
la vie
Regorge
De bien plus
Grandes
joies
Satisfactions.

Alors
Il monte
Dans son cerveau
Comme on s’isole
Dans un bureau.

Pas longtemps.
Juste
suffisamment
Pour identifier
les indices
à surveiller
en arrière-plan
quand il est
dans le moment présent :
pour ne pas
oublier
d’œuvrer
un minimum
pour sa survie
pour garantir
son autonomie.

Et à l’opposé
De toujours
Observer
Surveiller
En pleine activité
Son degré d’ouverture
de fluidité :
pour ne pas perdre
de sa magie
en souhaitant
terminer
immédiatement
son ouvrage
à tout prix.

Il est monté
Dans son cerveau
Comme on s’isole
Dans un bureau.

Pas longtemps…

Pas longtemps…

De moins en moins
Longtemps :
Pour le plus souvent
se mélanger à tout.

A tout

Logo Flavie

En face
la
pureté
Dans sa tasse
un pur thé.
Un endroit
pour se remettre
à l’endroit.
Un sourire
Comme
Son souvenir
Qui
A nouveau
Présent
redonne l’envie
d’être
pleinement
présent
soudainement
dans ce monde.

Etre là
Avec une carrure
Un silence
Comme
une
Autosuffisance
Mais aussi
des trais d’esprit
pour
Réaliser
Que la magie
peut tenir
En trois mots.

Offrir
Tout
Avec presque rien.
La subtilité
éclate
Comme un éclair
dans le ciel
du quotidien.

Et avant
Cela
il y a
eu l’odeur
de la crème
du sel
le bleu du ciel
Tout en longeant
les vagues.

Le bruit des mouettes
Des mâts
Qui dansent
Des corps
Qui plongent
Puis
Qui s’allongent,
Et
Près desquels
On aimerait
S’allonger.

S’attarder.

Se blottir.
Se coller.

Un endroit
pour se remettre
à l’endroit.

C’est à dire
traverser
la vie
à l’envers.

Revenir
Vers les plus grands
défis
pour le corps
pour l’esprit.

Offrir
Ce que l’on aime
Recevoir,
Et ici
tout récolter
sans même devoir
Se baisser.
A part
uniquement
Sur ce paysage
ces corps
ces visages :
les yeux.

les
yeux

les

Logo Flavie

Il s’imagine
Ecrire

Un dernier texte
Au moment
De son

dernier
Souffle
de vie.

Lui dire
Que
les plus beaux
moments
de sa vie
Ont été
Ceux

Avec elle.
Puissants
Authentiques
Intenses
Souriants
Sensuels :
avec elle.

Il pourrait
Dès-à-présent

Ecrire
Ces mots-là
Pour

le moment
De basculement
Où soudainement
Il ne sera
Plus là.

Mais il sait
Qu’à tout moment
Un visage
Un sourire
Des lèvres
Une langue
Deux yeux malicieux
Peuvent débarquer
Et tout
Changer
Au contexte.

Et
Modifier totalement
ainsi

Le contenu
de son dernier texte.

De son dernier texte.

De son dernier… TEXTE

TEXTE

Poésie

Parqué
par la société
Il quitte
En tenue

Un parquet
Pour un parc : et
Soudain
Les élans

ne sont
plus
Brusquement

Interrompus.
La nature
Offre
Un espace
Pour déployer
une foulée
Tout en déroulant

Dans le même temps
Un
peu plus haut
Des idées.
Se répandre
Se grandir

Enfin : Totalement.

Rendre
Toute
Cette énergie :

Faire le vide.
Qui permettra
La tranquillité
De la statue

Dans l’ampleur
De la stature.

Une présence
Vivifiante
Mais pour l’autre
Jamais

Oppressante
Limitante.
Au
contraire
Elle l’encouragera
Egalement
A son tour

A totalement
Se déployer.

A
Se dérouler
Dans un espace
De partage

Dans laquelle
Elle se sent
Si confortablement
Invitée.

Et deux âmes
Au final
Se
Libèrent

Car la nature
A offert
Ce qui manque
Le plus souvent

aux humains :
Un espace
Total d’expression

Pour le corps
La conscience,
L’envergure
Sans limite
D’un terrain.

Parqué
par la société
Il quitte
En tenue

Un parquet
Pour un parc : et
Soudain…

Soudain…

Soudain…

Logo Flavie

Partager
Avec elle

Un moment
C’est

Entrer
Dans un roman

mais en être
Soudainement
Les héros.

Etre ces personnages
de comédie
Qui sourient
A la vie
Et en même temps
Toujours
Se questionnent

Sur la mort
L’amour
Sa destinée
Quoi faire
Où aller
Comment
Au mieux
Contribuer ?

Partager
Avec elle
Un moment
C’est

Entrer
Dans un roman
Même

S’inviter
Carrément
Sur le tournage
D’un film.

Un film
Où le réalisateur
Nous autorise
A être
Le personnage principal
A qui :

TOUT va arriver.
Un personnage
Dont les préoccupations

Doivent
soudainement
Trouver
rapidement

au plus vite
Un dénouement

Une nouvelle piste
Un nouvel indice : une solution.

Tout peut ARRIVER
A ses côtés.

TOUT.

Un souvenir qui revient
Une idée folle
Qui

Nous prend
Avec désinvolture

Avec une impossibilité
De résister
Par la main.

Un nom
Un mot
Un visage
Des liens
Qui se tissent
Entre des indices
Qui jusque-là
Dans nos pensées

Se tenaient
Eloignés
Séparés.

Son énergie
REMUE
TOUT
En nous
Autour de nous

Vibration
En continuation :
De molécules.

Elle est là
Vous êtes là
Dans un sourire
Et en même temps

Une tension.

Tout peut changer
Tout peut basculer
En un clin d’œil

A la moindre occasion.

Partager
Avec elle

Un moment
C’est

Entrer
Dans un roman

mais en être
Soudainement
Les héros.

Peut-être
Tout simplement
Car elle aime
Faire de sa vie

une série ;
Avec chaque jour
Un épisode inédit.

Alors
En nous
Le désir d’enfin

tout changer
Et
D’écrire
Une nouvelle page.

Se dit
« Finalement
Pourquoi pas
Profiter
De son équipe
De tournage ? »

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Avec elle…